Cerveau à bord

Votre cerveau est la caractéristique de sécurité la plus importante de votre véhicule.

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La distraction au volant

Ce lundi matin, vous êtes en retard pour le travail.

Vous n’avez pas eu le temps de vous préparer un café à la maison. Il y a donc dans le porte-gobelet un café acheté en route. C’est l’heure de pointe sur l’autoroute, mais la vitesse de circulation a augmenté depuis que vous avez dépassé la sortie la plus empruntée. En baissant le regard, vous remarquez alors que les mouvements du véhicule risquent de projeter du café hors de son gobelet. En tendant la main vers le verre, vous détournez brièvement les yeux de la route et vous ne remarquez pas que la circulation a de nouveau ralenti. Quand vous relevez la tête, vous constatez que votre voiture s’approche dangereusement du véhicule devant vous. Vous appuyez fermement sur les freins, mais il est trop tard. Votre café se renverse au moment où vous emboutissez le pare-chocs de la voiture devant, et les dommages sont bien visibles.

Les distractions au volant constituent un important problème de sécurité routière, ce qui explique l’intérêt accru pour ce sujet au cours des dernières années. En 2021, dans le cadre d’une enquête sur les connaissances et les attitudes des automobilistes canadiens quant aux dangers perçus des distractions au volant, la Fondation de recherche sur les blessures de la route (FRBR) a constaté que 13,3 % des répondants canadiens affirmaient que le fait de texter au volant n’était pas dangereux. Ce résultat est préoccupant, car cette perception selon laquelle les dispositifs de sécurité peuvent atténuer les risques associés à une conduite inattentive est tout simplement erronée.

En fait, les distractions au volant produisent plutôt l’effet inverse, c’est-à-dire qu’ils réduisent l’efficacité de ces dispositifs de sécurité. Par conséquent, même si les conducteurs ont tendance à se croire mieux protégés par les dispositifs de sécurité modernes, et de fait, à se laisser plus facilement distraire, ils s’exposent en réalité à un risque plus important que celui associé à la conduite attentive d’un véhicule moins bien équipé.

Une distraction au volant survient lorsque le conducteur détourne son attention de la route. En d’autres termes, c’est ce qui se produit chaque fois qu’un objet, une personne, une tâche ou un événement n’ayant rien à voir avec la conduite accapare votre attention.

Le problème de la distraction au volant a d’abord été soulevé avec l’usage du cellulaire pendant la conduite. Bon nombre d’automobilistes considèrent que les distractions au volant se limitent à la seule utilisation du cellulaire, alors que cela ne représente qu’une petite partie du problème (FRBR, 2021). Chaque fois qu’une personne fait autre chose pendant qu’elle conduit, elle peut être distraite de sa tâche principale (NHTSA, 2021). Toute autre tâche effectuée pendant la conduite est appelée « tâche secondaire » (Tasca, 2005). Voici quelques tâches secondaires pouvant causer des distractions : manger, boire, se maquiller, se peigner ou se raser, utiliser ou programmer des appareils du véhicule, utiliser un cellulaire, observer des piétons et parler avec des passagers.

Les conducteurs doivent composer avec de nombreux types de distractions. Les sources de distraction possibles étant variées, il n’est pas étonnant que les recherches sur la sécurité les aient classées de différentes manières. L’une des caractérisations les plus utiles repose sur la provenance :

  • Les distractions internes : Les distractions internes surviennent dans le véhicule. Il peut s’agir de tâches secondaires qu’accomplit le conducteur. À titre d’exemple, on trouve discuter avec des passagers, manger, boire, fumer ou interagir avec les systèmes technologiques du véhicule.
  • Les distractions externes : Les distractions externes se produisent à l’extérieur du véhicule. Elles comprennent notamment les zones de construction, les cyclistes, les panneaux publicitaires, les collisions d’autres véhicules, les animaux et les piétons.

Les distractions au volant constituent une part importante des risques liés à la sécurité routière. Selon la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), les distractions au volant ont causé 3 308 décès et 289 310 blessures en 2022, ou 8 % de l’ensemble des décès survenus sur la route et 12 % des blessures (NCSA, 2024). Parmi les 3 308 victimes, 621 (18,8 %) étaient des usagers actifs de la route.

Au Canada, en 2022, une étude publiée par la FRBR a révélé qu’environ un répondant sur trois (31,7 %) parlait souvent au téléphone à mains libres en conduisant, et que 13,1 % d’entre eux déclaraient envoyer fréquemment des textos au volant (Robertson et coll., 2022). C’est une hausse considérable de 173 % du pourcentage de répondants déclarant avoir souvent envoyé des textos au volant entre 2010 et 2021. D’après Transports Canada, les distractions au volant expliquaient 19,9 % des collisions mortelles en 2022 (Transports Canada, 2024).

Par ailleurs, les conducteurs distraits commettent également une multitude d’erreurs de conduite, allant d’une mauvaise maîtrise du véhicule (louvoiement, changement de voie, fluctuation de la vitesse) à une baisse de la vigilance (talonnage, non-respect de la signalisation routière). Ces erreurs augmentent le risque de causer ou de subir une collision. Ainsi, en Californie, des données ont révélé que la vitesse excessive était le premier facteur de collision dans 26,9 % des collisions mortelles causées par des distractions en 2021. Suivaient les virages mal maîtrisés (24,5 %) et le non-respect des panneaux et feux de circulation (7,5 %) (California Department of Transportation, 2021). En 2022, une étude portant sur des données compilées de 2015 à 2019 dans les États de la Californie, de l’Oregon et de Washington a examiné les taux mensuels de collision arrière et les a comparés à ceux des États ayant mis en place un programme renforcé d’interdiction des textos (Colorado et Idaho). Les résultats ont révélé une diminution considérable des taux de collision mortelle par 100 000 personnes dans les États de l’Oregon et de Washington après l’adoption d’une interdiction formulée efficacement. Comparativement au Colorado et à l’Idaho, les taux mensuels de collisions arrière causant des blessures ont chuté de 9 % en Oregon et de 11 % dans l’État de Washington (Reagan et coll., 2023).

Les distractions représentent une part importante du risque de collision. Au Canada, une analyse des données nationales de 2021 recueillies par la FRBR a montré que les distractions au volant avaient joué un rôle dans une collision mortelle sur quatre environ (28,8 %) (FRBR, 2024). Des chercheurs ont démontré qu’effectuer une tâche secondaire en conduisant réduit les ressources attentionnelles du cerveau consacrées au traitement visuel, ce qui accentue le risque de réactions comportementales incorrectes, dangereuses ou risquées (Palmiero et coll., 2019).

Les lois canadiennes concernant les distractions au volant se sont surtout concentrées sur l’usage des cellulaires et autres appareils électroniques de communication. Sauf au Nunavut, où la Loi sur les véhicules automobiles est en cours de révision, le Canada a banni l’usage des appareils de communication portatifs et applique cette interdiction en imposant des amendes allant de 100 $ à Terre-Neuve-et-Labrador à 575 $, voire à 1 275 $ à l’Île-du-Prince-Édouard (https://tirf.ca/diad/e-hub/legislation-data en englais seulement). Outre les contraventions, tout automobiliste canadien peut se voir imposer de trois à six points d’inaptitude. Dans certaines provinces, les amendes et les points d’inaptitude peuvent augmenter en cas d’infractions répétées durant une période donnée.

Les sanctions associées à l’usage d’un appareil portatif de communication électronique peuvent être encore plus sévères. Selon les circonstances, les conducteurs canadiens peuvent aussi se voir imposer des amendes, des accusations de conduite imprudente ou dangereuse, une suspension de permis ou une peine d’emprisonnement (Transports Canada, 2022). La plupart des provinces et territoires ont adopté leurs lois sur les distractions au volant il y a plus de dix ans. Depuis 2014, beaucoup d’organismes responsables de la délivrance des permis au Canada ont décidé d’imposer des sanctions plus sévères aux conducteurs distraits en réaction à ce problème croissant :

  • Alberta : Les lois sur les distractions au volant sont plus strictes que dans les autres provinces, car elles ne se limitent pas à l’usage du cellulaire. En effet, elles englobent aussi l’utilisation d’appareils électroniques (ordinateurs portatifs, caméras, etc.), la saisie de renseignements dans un GPS, la lecture, l’écriture et l’hygiène personnelle (p. ex., l’usage de soie dentaire, le maquillage, la taille des ongles, le rasage, etc.). Depuis 2021, les conducteurs distraits peuvent se voir imposer une amende de 300 $ et trois points d’inaptitude.
  • Colombie-Britannique : Cette province prévoit une amende de 368 $ et quatre points d’inaptitude pour les infractions liées aux distractions au volant depuis 2020.
  • Manitoba : Depuis novembre 2018, les conducteurs distraits peuvent être condamnés à une amende de 672 $, recevoir cinq points d’inaptitude et perdre leur permis pendant trois jours pour une première infraction et sept jours pour une récidive.
  • Nouveau-Brunswick : En 2019, l’amende imposée aux conducteurs distraits est passée à 172,50 $ et s’accompagne de trois points d’inaptitude.
  • Terre-Neuve-et-Labrador : Depuis 2019, les conducteurs peuvent recevoir une amende de 300 $ à 500 $ pour une première infraction liée à des distractions au volant et voir quatre points d’inaptitude inscrits à leur dossier.
  • Nouvelle-Écosse : En 2020, cette province a fait passer les amendes liées aux distractions au volant de 233,95 $ à 578,95 $, selon le nombre d’infractions à ce chapitre. Quatre points d’inaptitude sont également ajoutés à cette sanction.
  • Ontario : Depuis janvier 2020, les conducteurs reconnus coupables d’une première infraction liée à des distractions au volant peuvent se voir imposer une amende de 615 $ à 1 000 $, trois points d’inaptitude et une suspension de permis de trois jours. Les récidives entraînent des amendes plus élevées, davantage de points d’inaptitude et une durée de suspension de permis plus longue.
  • Île-du-Prince-Édouard : En 2015, cette province a augmenté les pénalités maximales pour les établir à 1 200 $ et à cinq points d’inaptitude.
  • Québec : Depuis 2018, les conducteurs distraits peuvent se voir imposer une amende de 300 $ à 600 $ et cinq points d’inaptitude.
  • Saskatchewan : En 2020, les amendes associées à des distractions au volant ont été augmentées afin de les établir à 580 $ pour une première infraction. Les conducteurs fautifs reçoivent aussi quatre points d’inaptitude. Les récidives entraînent une augmentation du montant des amendes et une saisie du véhicule.

Les distractions au volant posent un problème très difficile à mesurer, et les sources de données sont limitées pour diverses raisons. Les gens pourraient ne pas avouer ouvertement l’ampleur de leurs distractions, celles-ci pourraient ne pas être rapportées aux policiers ou consignées dans les rapports d’accident, et elles sont parfois difficiles à observer dans la circulation. Malgré cela, les résultats d’une enquête de la FRBR sur les automobilistes canadiens, publiée en 2021, montrent que ces derniers se livrent fréquemment à de nombreuses activités pouvant constituer des sources de distraction au volant :

  • Un répondant sur trois (31,7 %) parle au cellulaire à mains libres.
  • Un répondant sur six (14,1 %) parle au cellulaire en le tenant dans sa main.
  • Plus d’un répondant sur dix (13,1 %) envoie des textos.

Les distractions au volant touchent les conducteurs de tout âge et de tout niveau d’expérience, mais les jeunes semblent les plus vulnérables au risque de collision. La FRBR a observé que, pour chaque tranche de dix ans supérieure, les conducteurs étaient 44 % moins susceptibles d’envoyer des textos, 38 % moins enclins à utiliser un téléphone portatif et 28 % moins susceptibles d’utiliser un téléphone à mains libres (Lyon et coll., 2021).

Des études menées aux États-Unis ont confirmé que les jeunes conducteurs courent un plus grand risque en présence de distractions. Aux États-Unis, 368 conducteurs de moins de 21 ans ont été impliqués dans une collision mortelle causée par des distractions au volant en 2021 (NCSA, 2023). Ce nombre correspond à 11 % de tous les conducteurs impliqués dans une collision, mais les jeunes ne représentent que 6 % de l’ensemble des conducteurs. À titre de comparaison, durant la même période, 408 conducteurs de plus de 65 ans ont été impliqués dans une collision causée par des distractions au volant (NCSA, 2023).

Même si les jeunes conducteurs sont plus nombreux à être impliqués dans des collisions causées par des distractions, les conducteurs adultes semblent devoir composer avec un plus grand nombre de sources de distraction au volant, comme s’occuper des enfants ou réfléchir à des problèmes conjugaux, familiaux ou financiers. L’une des raisons pouvant expliquer le taux de collision plus bas chez les conducteurs adultes est le fait que ces derniers ont tendance à ralentir s’ils sont distraits alors que les jeunes conducteurs conservent plutôt la même vitesse (Smiley, 2008).

Les conducteurs distraits commettent une grande variété d’erreurs qui les empêchent de tirer pleinement parti des dispositifs de sécurité de leur véhicule. Bon nombre de ces dispositifs dépendent fortement de l’exécution d’une manœuvre de freinage ou de braquage à un moment précis. La capacité du conducteur à effectuer une telle manœuvre est compromise par les distractions internes et externes. À titre d’exemple, si vous observez quelque chose sur le côté de la route, vous pourriez ne pas voir une voiture tentant de s’insérer dans votre voie. Au moment où vous la remarquez enfin et enfoncez la pédale de frein, il est peut-être trop tard pour que le système d’assistance au freinage d’urgence vous aide à vous immobiliser et à éviter la collision. Toute distraction retardant le freinage peut se solder par une collision qui, sans la distraction en cause, aurait pu être évitée avec l’aide des dispositifs de sécurité.

La baisse de la vigilance est une autre conséquence des distractions et elle peut nuire à votre capacité d’utilisation efficace des dispositifs de sécurité. En d’autres mots, en cas de distraction, il n’est pas plus possible de percevoir tout ce qui se produit autour de soi. Vous pourriez ne pas voir un panneau de limitation de vitesse, un piéton attendant de traverser la route, une voiture qui sort d’une allée résidentielle ou tout autre danger potentiel. Sans anticipation des risques, la baisse de vigilance peut augmenter votre temps de réaction. Un temps de réaction plus long limite votre capacité à freiner ou à braquer le volant à temps et avec une force suffisante pour assurer la bonne marche des dispositifs de sécurité.

Les distractions réduisent dans une certaine mesure l’efficacité de tous les dispositifs de sécurité active des véhicules actuels. Ceux qui dépendent des commandes de freinage et de direction, notamment les systèmes de freinage antiblocage (ABS), le contrôle électronique de la stabilité (CES), l’assistance au freinage d’urgence et le répartiteur électronique de force de freinage (REFF), pourraient ne pas s’avérer aussi efficaces lors d’un freinage plus lent ou d’un braquage excessif causé par une distraction.

Les phares adaptatifs vous aident en vous permettant de distinguer les dangers potentiels ou les obstacles que vous ne verriez pas autrement. Toutefois, en cas de distraction, vous pourriez ne pas réagir aux dangers qu’ils éclairent aussi rapidement. Même si vous regardez la route, le simple fait de vous perdre dans des pensées n’ayant rien à voir avec la conduite peut vous mener à réagir trop lentement à l’apparition d’un obstacle illuminé par les faisceaux des phares adaptatifs. Une collision serait alors inévitable. Dans de tels cas, même si la technologie a rempli son rôle, votre distraction pourrait annuler tous les avantages potentiels.

Enfin, même les alarmes sonores qui se déclenchent en cas de danger (dont celles des systèmes d’avertissement de collision frontale et de changement de voie) ne joueront pas pleinement leur rôle si vous vous laissez distraire. Pour éviter une situation dangereuse, vous devez y réagir rapidement. Ce ne sera pas possible si vous n’avez pas la tête à ce que vous faites, et la collision sera peut-être inévitable. En cas de distraction, vous aurez besoin de temps pour évaluer la raison de l’activation de l’indicateur. La baisse de vigilance ajoute une étape entre la perception du signal et la réaction à ce signal. Cette étape supplémentaire exige de précieuses secondes qui pourraient faire la différence entre une collision ou un évitement.

Beaucoup de collisions causées par des distractions se font à l’arrière. Or, de nombreux dispositifs de sécurité comportent des limites de conception ne permettant pas leur activation pour les types de situations aboutissant à des collisions arrière. Plus précisément, ceux liés au freinage (systèmes ABS, assistance au freinage d’urgence, REFF) et les systèmes d’avertissement de collision frontale ne s’activent pas si la vitesse est inférieure à un seuil établi. Autrement dit, aucun de vos dispositifs de sécurité n’est conçu pour vous aider si, par exemple, vous attendez qu’une file de voitures immobilisées à un feu de circulation démarre et que, en changeant de station de radio, vous emboutissez la voiture devant vous. Les collisions arrière à basse vitesse sont souvent le résultat de distractions au volant, et les dispositifs de sécurité ne vous seront d’aucun secours dans de telles circonstances. La meilleure façon d’éviter ces collisions est de se concentrer sur la conduite et rien d’autre.

Depuis quelques années, les distractions au volant ne cessent d’attirer l’attention des médias et elles sont rapidement devenues des sujets chauds dans le domaine de la sécurité routière. Il existe donc de nombreuses recherches sur la question.

Au Canada, la FRBR publie chaque année le Sondage sur la sécurité routière. Cette enquête a pour but de connaître l’opinion publique sur un éventail de questions relatives à la sécurité routière. Elle publie régulièrement des fiches d’information tirées de ces sondages et de la Base de données nationale sur les collisions mortelles, qui sont consacrées aux distractions au volant. En 2016, elle a mis sur pied la Coalition canadienne contre la distraction au volant (CCDV), puis elle a conclu son plan d’action national de cinq ans en 2021. La CCDV a lancé la plateforme d’information en ligne diad.tirf.ca/ehub (en englais seulement). Cette ressource propose des outils visant à aider les gouvernements et les intervenants intéressés à élaborer des stratégies efficaces pour réduire les distractions au volant. Cette plateforme présente les dernières recherches, statistiques et données sur les distractions au volant, les lois et sanctions au Canada ainsi qu’une multitude de ressources et d’outils éducatifs. La FRBR propose aussi un programme de formation primé pour les milieux de travail, les collectivités et les jeunes, qui offre des ateliers interactifs : tirf.ca/diad (en englais seulement).

Aux États-Unis, la NHTSA a également publié beaucoup de documents sur les distractions au volant. Les ressources de la NHTSA sur ce sujet ont été rassemblées et publiées au nhtsa.gov/risky-driving/distracted-driving (en englais seulement).

Enfin, Transports Canada a mené des recherches sur l’ampleur des distractions au volant et sur les mesures efficaces pour lutter contre. Ces renseignements et d’autres informations sur les lois canadiennes contre les distractions au volant sont accessibles en ligne au tc.canada.ca.

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Agency: Responsible Young Drivers (RYD) Belgium